<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>Philippe Kandalaft</title>
	<link>https://philippekandalaft.com</link>
	<description>Philippe Kandalaft</description>
	<pubDate>Thu, 30 Mar 2017 11:33:57 +0000</pubDate>
	<generator>https://philippekandalaft.com</generator>
	<language>en</language>
	
		
	<item>
		<title>Signature Liban</title>
				
		<link>http://philippekandalaft.com/Signature-Liban</link>

		<comments></comments>

		<pubDate>Thu, 30 Mar 2017 11:33:57 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Philippe Kandalaft</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[]]></category>

		<guid isPermaLink="false">160470</guid>

		<description>&#60;img width="1349" height="693" width_o="1349" height_o="693" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/a3a3de5a676beb7413b9df2a76cc9cfde39a436ff59e6af19b43ad9bd0c7d193/LogoPHK2.png" data-mid="1387052" border="0" data-scale="20"/&#62;
&#60;img width="1500" height="996" width_o="1500" height_o="996" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/9d3d9a6870ddcbd5af157ed3d088b9b0343f9b46fae585930b6e91036777a94f/Signature-Philippe-Kandalaft-Raisins-Brimes.jpg" data-mid="195577" border="0" /&#62;

Signature le 31 mars 2017, à 18 hDans le cadre du mois de la francophonie 2017, le Centre Culturel Safadi et l’Institut Français de Tripoli ont le plaisir de vous convier à une rencontre culturelle autour de la signature de l'ouvrage Raisins Brimés de Philippe Kandalaft.

Programme



Réception et accueil en salle.


Ouverture de la rencontreHymne national libanais et français (clôture du mois de la francophonie).


Nadine El-Ali, dir. du centre culturel Safadi, prononcera le mot de l’accueil.


Souheila Tohmé, resp. de la commission des équivalences au ministère de l’éducation nationale, s’exprimera sur le thème de «l’errance» dans l’ouvrage.


Rima Abdel Fattah, diplômée de lettres et lauréate du prix de la “nouvelle francophone”, fera la lecture de deux extraits de l’ouvrage.


Zahida Darwich Jabbour, secrétaire générale de la commission nationale pour l’Unesco et professeur de lettres, parlera de la «dimension sociologique» du roman.


Philippe Kandalaft, auteur de l’ouvrage, clôturera la rencontre sur le thème des mots croisés.


Séance de signature de l’ouvrage et pot d’accueil.
—


</description>
		
		<excerpt>Signature le 31 mars 2017, à 18 hDans le cadre du mois de la francophonie 2017, le Centre Culturel Safadi et l’Institut Français de Tripoli ont le plaisir de...</excerpt>

		<!--<wfw:commentRss></wfw:commentRss>-->

	</item>
		
		
	<item>
		<title>Philippe Kandalaft</title>
				
		<link>http://philippekandalaft.com/Philippe-Kandalaft</link>

		<comments></comments>

		<pubDate>Wed, 22 Mar 2017 21:25:36 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Philippe Kandalaft</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[]]></category>

		<guid isPermaLink="false">158091</guid>

		<description>&#60;img width="1349" height="693" width_o="1349" height_o="693" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/c594936c141c0ac1b78680b58c507f71f3f9bf001195fbf7bf9c08593eca2296/LogoPHK2.png" data-mid="1387051" border="0" data-scale="20"/&#62;
Philippe KandalaftAuteur
A Marc et Christèle mes deux grands amours.

Quand j'écris Syllabes Décousues j'ai comme le sentiment de devoir enfermer quelque chose du passé dans une boîte. Il y avait certes un mouvement d'écriture plus proche de la thérapie à un moment très difficile de ma vie sur le plan professionnel.

Mon enfance je l'ai passée au Liban dans une petite ville du Nord Tripoli. Je me souviens surtout des journées que nous passions à jouer dans la rue - il n'y avait pas encore beaucoup de voitures- et nous avions, comme d'autres enfants de notre génération, aménagé notre "hara" ou quartier de jeu. Nous jouions aussi à la maison et dans les escaliers. Le souvenir de nos processions religieuses dans les pièces de notre appartement et de la messe qui suivait m'est encore bien vivant. Les escaliers se prêtaient bien aux jeux chevaleresques de cape et d'épée et nous servaient de cadre aux pays du far west peuplés de cow boys qui tiraient plus vite que leur ombre.&#38;nbsp;Le grand vestibule de l'intérieur nous fournissait l'espace approprié pour la réalisation de scènes de cinéma improvisées qui nous transformaient soudain&#38;nbsp;en acteurs ou actrices.&#38;nbsp;Des&#38;nbsp;opérations&#38;nbsp;commerciales y étaient également&#38;nbsp;organisées en nous attribuant les&#38;nbsp;occupations professionnelles que nous côtoyions dans la rue où nous habitions.

La vie à la maison était plutôt calme, sans remous particuliers avec une communication globalement limitée. Certes les jeux de société animaient nos après midis ou quelques unes de nos soirées, lorsque nos parents sortaient en visite ou au cinéma. Mon père rentrait tard du travail et nous avions plus d'échanges avec notre mère.

J'ai grandi avec bien souvent un sentiment d'insécurité profond. Je n'aimais pas beaucoup l'école pour les personnages étranges que je devais tolérer et qui ne manqueraient pas de railler nos connaissances limitées ou nos lacunes. Cela me faisait passer pas mal de temps aux toilettes, dans la cour, où je trouvais quelques instants de répit. Encore fallait-il que la permission de quitter la classe me fût accordée. Le syndrome du dimanche soir était bien évidemment omniprésent et son ombre géante s'étendait sur toute la semaine : la peur de ne pas savoir et la peur du ridicule. Je n'ai pas été cet enfant extraverti mais j'ai certainement été très sensible. Sensible au monde qui m'entourait. Sensible à l'amitié qui par contre ne m'était pas toujours rendue&#38;nbsp;sans bien comprendre pourquoi. Sensible plus tard à la beauté des jeunes filles bien que très timide à l'époque et évoluant dans une société fermée qui nous privait de relations durables. Cette timidité, certains jours, je la sentais comme un boulet au pied et il aura fallu du temps pour la maîtriser. Rêveur en feuilletant les livres scolaires, je me plaisais à flâner dans les pages de notre manuel de&#38;nbsp;géographie qui me transportaient vers des horizons lointains, inconnus. Oui je voulais souvent fuir vers d'autres ailleurs.&#38;nbsp;Rebelle déjà. Beaucoup de choses soulevaient en moi un sentiment de colère ou d'indignation : la violence, la raillerie, l'ingratitude, l'injustice, l'incompréhension, la légèreté, l'indiscrétion. Je n'aimais pas perdre au jeu mais je&#38;nbsp;n'étais pas un&#38;nbsp;mauvais joueur.


Les choix difficiles ! Je les ai toujours connus. Peut-être ne me sentais-je pas suffisamment libre financièrement. J'aurais souhaité poursuivre des études d'Architecture et de Psychologie. J'ai dû me rabattre d'abord sur le Droit puis dans la foulée me rendre compte que j'étais dépassé en raison de mes absences aux cours car j'avais commencé à travailler. L'amphithéâtre ou même le terme "amphi" m'était devenu insupportable tant j'avais l'impression de me noyer dans la masse des étudiants et de l'espace. Je choisis donc la même année de me tourner vers les Lettres mais avec les mêmes appréhensions.

Mon sentiment du travail bien fait et de la responsabilité face aux choses de la vie étaient montés d'un cran chez moi. Fidèle à mes amitiés universitaires, je constituais un petit groupe d’étude mais les interventions publiques m'étaient encore difficiles. C'est avec la vie professionnelle et le voyage que j'ai entrepris de faire un gros travail sur moi. L'arrivée de la famille et de mes enfants m'ont certes porté parallèlement à mûrir sur beaucoup de questions.

L'enseignement a été pour moi une très belle expérience. Je me suis découvert un sens véritable de la pédagogie. C'est un métier exaltant et plein de défis renouvelés. Je voulais que mes élèves réussissent différemment, qu'ils ou qu'elles abordent la littérature par le texte, l'analyse et la synthèse. C'est avec beaucoup de tristesse que j'ai dû décider de quitter une carrière riche et intéressante sur le plan intellectuel et humain pour une nouvelle aventure. Certes la guerre au Liban m'avait prêté main forte.

Mais c'est sur ce chemin que j'ai enrichi ma vie d'expériences nouvelles professionnelles et humaines. Le sentiment du travail bien fait me hantait. Le sens de la responsabilité collective aussi. La réussite bien entendu car comme tout le monde ou presque je n'aime pas l'échec. C'est durant ces années que je me suis forgé davantage et que je me suis assumé. Est-ce pour cela qu'on me reconnaissait une image de sage, en tous les cas d'une personne mesurée. L'Arabie et la France m'ont fourni des univers bien distincts. Mais je n'ai jamais changé de cap. Réussir ce que je faisais, bien faire ce que je faisais, refuser toutes les formes de l'injustice, donner de l'espace à la participation collective et la responsabilité, encourager les initiatives… ne pas tricher surtout. C'est pourquoi le chômage qui m'a frappé très tôt m'a été insupportable. Un combat inégal, injuste, inhumain, et des masques qui tombent ou de la solidarité qui se manifeste. Faire carrière dans les Ressources Humaines n'est pas tâche facile. Avoir pour responsabilité la formation n'est pas chose acquise. Mais ce sont des fonctions qui m'ont beaucoup appris sur le monde et la gestion d'entreprise. Nulle part ailleurs vous n’êtes confrontés si directement à votre conscience et pris en étau entre les intérêts des directions et la juste mesure pour les hommes.

Durant toutes ces années, le Liban est resté en ligne de mire. Comment renier en effet le pays où je suis né, le pays où j'ai fait mes premiers pas dans la vie, où j'ai grandi et suis devenu ce que je suis. Un pays où, comme beaucoup de ma génération, je me sens aujourd'hui étranger après tant d'années d'émigration.

Ma grande joie je la puise dans ma famille toujours à mes côtés : ma femme et mes enfants et aujourd'hui mes petites filles ou comme je les appelle parfois mes trois femmes. Je la puise aussi dans mes amitiés, la convivialité, dans la nature, le sourire, l'action noble, la tendresse, l'engagement. Terrien, la lecture et la musique me servent de nourritures terrestres tout comme les bonnes tables.

Je garde de ma mère ce sens épicurien de la vie que je cultive, le sens du respect, une forme de sagesse et de modération, et certes de mon père une certaine intransigeance sur les valeurs, peut-être le sens du devoir. Entre l'Orient et l'Occident il ne m'a pas été toujours facile de trouver ma place. J'en sors avec une richesse intérieure exceptionnelle, une ouverture et un pouvoir de tolérance qui dépasse de beaucoup ce que je constate autour de moi. Ils ont tous deux forgé mes convictions.Je reste friand d'indépendance et de liberté sous toutes leurs formes. Le stéréotypes ne me conviennent pas.

L'écriture s'est nourrie de tout cela bien évidemment. Elle a toujours été un plaisir depuis les classes du cours moyen ou complémentaire. Très souvent tourné vers l'observation sociale et les travers de la société avec une influence particulière des philosophes du XVIIIe siècle et plus spécialement de l'esprit voltairien. Les auteurs du XIXe siècle m'apportaient quant à eux le goût de l'observation, du réalisme littéraire, de l'analyse, les grands amours romantiques, de Balzac à Flaubert et Stendhal. Puis Proust pour le soin de la langue et de ces phrases dont on doit reconstituer la structure tout en se frottant à une grande sensibilité et à un art de la description semblable à nul autre. Malraux et sa Condition Humaine. Au passage, Jacques Brel et le choix des mots qui correspondaient bien à mes états d'âme, l'observation de la société dans ses replis les plus secrets. Alain Fournier et Eugène Fromentin m'emportaient dans leur élan du coeur. Saint Exupéry m'offrait sa rose et son désert pour lequel je garde une grande fascination mais aussi son sens du travail et de la solidarité humaine. Pour ne citer que ceux-là.

Cet amour de l'écriture attendait de s'éclore puisqu'il a été longtemps mis en sourdine en raison d'une carrière professionnelle dans la gestion d'entreprise. Mais travailler dans les Ressources Humaines offre de belles occasions d'écrire. D'observer et d'écrire. De se rebeller. Les injustices y sont si fréquentes et l'éthique n'a que peu de place dans les affaires. Je ressemblais à un un oiseau qui planait hors de son groupe (proverbe arabe). Ces expériences professionnelles ont souvent été amères et auraient pu être plus gratifiantes. Les premières écritures ont ainsi vu le&#38;nbsp;jour en situation de harcèlement moral dans un&#38;nbsp;bureau exigu et dépouillé.

Ecrire a donc commencé par être une véritable thérapie mais aussi un refuge. Avec la prise de conscience du temps qui passe et devant un Liban qui se noyait de plus en plus, il fallait que les pages à écrire se transforment en quelques trésors qui viendraient se mettre à l'abri du temps. À l'instar des petits enfants qui enferment leurs petits bonheurs dans une boîte qu'ils cachent bien à l'abri des regards. Syllabes Décousues est venu répondre à ce désir. Mais il ne s'est pas arrêté à cet aspect. Il dénonce et dénonce avec des accents cinglants et de l'ironie cruelle. Et puis il traduit les mouvements de l'âme devant les choses de la vie : l'amour et l'amitié, la vie et la mort, le temps et l'espace, la justice et la tricherie, la violence humaine, la fascination au contact de la nature, la recherche de soi, la laideur et la beauté.

Raisins Brimés est écrit sous une autre forme. C'est un récit témoignage qui ouvre la porte au monde du travail et apporte la lumière sur des expériences personnelles vécues dans plusieurs pays. Avec des oscillations identitaires aigües et une recherche de soi difficile. Non sans dénoncer encore et encore les injustices et la tricherie. En pointant du doigt l'argent culte et en observant l'incompatibilité des actions sociales avec le profit ou de ce dernier avec l'éthique. C'est un ouvrage qui se penche sur des questions sociétales et existentielles. Il s'interroge sur le sens du travail, l'émigration et l'intégration, le sens de l'argent comme moyen de vie, le chômage. Il scrute le pouvoir que nous avons sur les décisions ou les choix que nous faisons. Le secret du lendemain : est-ce le hasard ou la chance, le destin ou la Providence? Au-delà, cet ouvrage multiplie les descriptions des différents pays qu'il côtoie. La guerre  y est omniprésente.


&#60;img width="2300" height="374" width_o="2300" height_o="374" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/d20d9e0a01ae3c4f34d23e231a1950ebc10caf8f7dbcd17f86ceb472a5ae83ae/Perspectives-logotype-PHK.png" data-mid="191366" border="0" /&#62;© Philippe Kandalaft - Perspectives 2016-2023</description>
		
		<excerpt>Philippe KandalaftAuteur A Marc et Christèle mes deux grands amours.  Quand j'écris Syllabes Décousues j'ai comme le sentiment de devoir enfermer quelque chose...</excerpt>

		<!--<wfw:commentRss></wfw:commentRss>-->

	</item>
		
		
	<item>
		<title>Extraits de Syllabes Décousues</title>
				
		<link>http://philippekandalaft.com/Extraits-de-Syllabes-Decousues</link>

		<comments></comments>

		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 18:59:22 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Philippe Kandalaft</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[]]></category>

		<guid isPermaLink="false">155582</guid>

		<description>&#60;img width="1349" height="693" width_o="1349" height_o="693" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/85be46fa0769d282e37570e136d0693bf565ed9766de46c756cf980a4e78c2b4/LogoPHK2.png" data-mid="1387050" border="0" data-scale="20"/&#62;
SYLLABES DÉCOUSUESSaisons d'oranger sur Tripoli

&#60;img width="900" height="125" width_o="900" height_o="125" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/82c78226e787156cb1686e9d3c4b38bd74f937064b5df40147c8a798285fb74a/extraits-phk.png" data-mid="186167" border="0" /&#62;
Préface
Cher lecteur,Depuis le début de la guerre en 1975, le Liban ne finit pas d’être ballotté par les vents. Que de familles sont restées brisées par le deuil, handicapées, tapies, harcelées, écrasées par les masques de la mort ! Que de familles ont quitté leur pays d’attache, leur port, se sont égarées, ont vogué au gré du temps, forcées de s’éloigner de cette terre d’hospitalité et d’accueil frappée de malédiction, et dont les cèdres ensanglantés continuent à gémir dignement dans le silence des montagnes peuplées désormais de fantômes !La traversée du désert, peut-être l’avez-vous déjà connue, est longue, très souvent plus longue qu’on ne l’aurait jamais imaginée. Elle vous entraîne de place en place, elle est peuplée de rencontres inopinées, fortuites, d’expériences nouvelles, d’êtres étranges par leur grandeur ou leur misère… Avec ses infinis déserts, ses immenses étendues de sable, ses paysages de dunes façonnés par le génie du vent, son ciel étoilé, son clair de lune qui donne vie et forme à ses palmiers, son soleil ardent qui achève de sculpter sa rose, les souvenirs rejaillissent, vous saisissent, vous parlent. Ils vous renvoient les images du passé qui s’entrechoquent d’abord. Puis, voilà que passé et présent se confondent, ils se confondent dans le Moi pour surgir sous la forme du langage, un langage simple qui reprend les syllabes décousues, qui se reconstruit dans la nuit, pour reconstruire une part d’une vie, une tranche de l’existence, une part de soi avec pour toile de fond cette amertume toujours poignante de tout être coupé de ses attaches, déraciné. Mais aussi une déception profonde lorsque la réalité vous renvoie brutalement son image et que votre réalité n’est plus qu’un rêve, une illusion d’optique.

Mes textes, cher lecteur, traversent l’ombre et la lumière, ces éternels contrastes que vous portez en vous lorsque vous gardez en souvenir la sensation vivante de ces heures méditerranéennes qui vous ont frappé par leur intensité et qui ont disparu ou sont devenues insaisissables, emportées par la guerre folle des hommes et des nations. Mais ils ne s’arrêtent pas à cette porte. Ils ouvrent le présent au passé. Et, ce présent c’est aussi, en quelque sorte, l’ombre qui l’habite, l’ombre de la souffrance au travail. Grande souffrance, hélas, qui rencontre une autre et dont on devient peu à peu l’otage. La traversée du désert, l’apprentissage de la solitude et la prise de conscience du temps qui passe, l’injustice, vous font poser des questions sur le monde, l’amitié, le bonheur, la mort, la solidarité, la guerre, le sens de l’action des hommes… Et, au moment où vous frôlez l’absurde, vous dire qu’il faut redécouvrir la vie, sa beauté et la nécessité de se battre. Un regard sur soi, un regard sur le monde pour retrouver ici la magie de l’enfance, ailleurs l’amère réalité des choses de la vie et enfin plus loin, là-bas, le chemin de l’espoir.

Mon souhait est que chacun de ces textes, que vous allez découvrir, au fil des pages, dans leurs formes différentes, puise son sens véritable dans le lien qui le rattache aux autres. Pour leur organisation vous comprendrez que j’ai voulu, pour leur grande majorité, me conformer à l’ordre dans lequel “ ils me venaient sans bruit ” et auquel j’ai choisi de “ m’abandonner ”, laissant le chemin libre aux caprices de la mémoire et du souvenir ou… de la révolte.
retour accueil

&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;
Balha

Il a traversé le désert,entre mers de sableset vagues de dunes,et puis un jour,écrasé par la chaleur ardente,terrassé par la soif,il voit apparaîtreune ombredans l’humidité ambiante du matin.

Non ! ce n’est pas un mirage.Elle lui tend la main,lui donne aussitôtà boire et à mangeret l’écoute en silence.De temps à autre,elle le regarde dans les yeux,sonde son univers secret,tantôt étonnée,tantôt amusée,tantôt attendrie,sa mainse pose sur la siennelorsque, épuisé, étouffé,il avait eu besoinde ce langage muetqui rapproche les êtresdans une complicité sincère.

Elle, c’est Balha, le palmier du désertqui a vu passertant de caravanes indifférentes,tant d’hommes solitaires,sans boussoles,démunis, égarés,privés d’écoute, de justice,remplis de révoltedevant ce monde qui pavoise,au rythme des grands motsvidés de leur substance.Il n’y a pas de grands motssans actions qui suivent.Non ! le combat n’est pas encore fini.Elle l’a soufflé. Il l’a compris.

Il se relève, le coeur chaudpour reprendre la routequ’il sait être longue,non sans quelque regret,trahipar un signe maladroit de la main.Il aurait souhaité rester,parler encore,sonder son mystère,son existence au milieu de ces espacesinfinis,mais il gardait en luice regardaux multiples facettes,protégé par une mèchequi lui tombait gracieusementsur le front.« L’absence est parfois nourrie de présence »,se dit-il.La mémoire vient au secoursde l’hommeet rétablit, comme par magie,le lien, qu’un jour,le temps, le destin,ont créé avec l’Autre.Oui, Saint Exupéry a raison,« le seul luxe véritablec’est celui des relations humaines ».

Vous est-il arrivéune seule foisde figer le tempset de tenter de joindre l’universel ?Dans cet immobilisme virtuelde l’instant,penser pourquoi sommes-nous làet non pas ailleurs,pourquoi ces êtresmaintenant, dans ce lieu ?Quelles peuvent être leurs pensées… ?Dans ce moment de suspension généraleoù le silence sembleenvelopper la planète,j’entendis comme l’écho d’une voix,une réplique, parvenir jusqu’à moi,dans le roulement du ventet les dunes en mouvement :«&#38;nbsp; Peu importe qu’elle fût éloignée ou proche,il suffisait qu’elle existâtpour remplir ma nuitde sa présence ».L’homme, d’abord surprispar cette voix soudaine,comprit ce messagequi demeura un instant encoresuspendu dans l'air chaud,autour de lui.

Sur les planches de ce grand théâtrequ’est la vie,que de foisavons-nous remis en scènedes moments chers et précieux,malgré les distancesqui nous en isolent.Et, dans la mémoire retrouvée,nos acteurs, complices,resurgissent au-devant des coulissesavec une vague nostalgie,et redonnent miraculeusementun sens, chaque fois renouvelé,à notre existence,parce qu’on sait qu’ils sont là,un sens qui nous permetde reprendre, soulagés, la route.

Et, l’homme se levaet reprit la routequ’il savait encore longue.

retour accueil&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;

Extrait de “Bagatelle”[…]La liberté!Il y a longtemps, hélas,qu'elle est au placard,suspendueà un cintre métallique bas de gamme,enchaînée,par le mensonge et la désinformation délibérée,le cynisme et la perversité,l'insolence et l'arrogance du pouvoir,l'absence permanente d'interlocuteur et d'éthique,la diffamation,la discrimination,le poids de l'étau économique,la dégradation des conditions du travail,la mise en circulation de rumeurs inquiétantes,la perte programmée de l'image,l'indifférence coupable et immorale,l'inconscience abjecte,le harcèlement et la souffrance,la menace omniprésente et lâche,la disproportion des moyens.[…]retour accueil
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;
Extrait de “Un homme marche”[…]Alors, l'homme s'assiedsur une chaise en boisau siège garni d'un treillis de rotin,le dossier en demi-luneporté par des barres plates.Il s'assiedà l'ombre, s'assurant de ne déranger personne,dans le passagequi lui drainerade la fraîcheur oh! combien paisible et précieuse.Et, là,les lunettes chevauchantson nez,les jambes écartées,les bas du pantalon relevésdévoilant ses chaussettes beigeen fil d'écosseet la blancheur laiteuse de sa peau,les bras accoudés aux genoux,il parcourtles pages du journal grand ouvert,souriant de temps à autre aux passants,saluant respectueusementdames, hommes, enfants,relevant la têtepar moments,comme pour s'assurerque le monde est toujours là,sur cet écranqui projette la vie.

[…] retour accueil
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;Extrait de “Sylphide”[…]C'est là, dans cette salle de fête,que j'assistaisaux premiers balletsqui allaient remplir mon univers d'enfantde couleurs et de lumières chatoyantes,de sylphides élégantes,en robesde satin blanc, bleu, rose,et jupons de tulle flottantqui leur donnaient cet aspect de cygnes, cet aspect vaporeux de créatures imaginaires sortant soudain de la brume d'un soir à la lumière verte, rouge ou bleue d'une lanterne perdue dans la nuit silencieuse. Le cœur émerveillé et les yeux éblouis, j'attendais impatiemment de les voir surgir de leurs cachettes mi-obscures, mi-éclairées, au rythme des figures qu'elles exécutaient. Le crissement sourd et feutré de leurs chaussons sur les planches m'envoûtait. Je suivais attentif ce langage du corps auquel se mêlaient la grâce, l'élégance et la souplesse et que je découvrais sans trop comprendre.

[…]
retour accueil&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;Extrait de “Les galettes du dimanche”[…]Mais le laitier Abou Ibrahim, en pantalon kaki retroussé sur ses bottes noires en caoutchouc ciré, ne livre plus le lait frais. Il est parti ailleurs, avec ses vaches, son jardin. Il s'en est allé de par le monde, vers une destination inconnue, emportant avec lui son bonnet noir, son chapeau texan, le secret d'un bonheur simple, et son écuelle qui lui servait d'instrument de mesure et faisait toute sa noblesse. Je n'oublierai jamais le geste précis et quotidien avec lequel il nous versait le lait dans une grande casserole, prolongeant ainsi le lien qui nous rapprochait chaque jour davantage. Je n'oublierai jamais le geste précis avec lequel ma mère, après avoir fait bouillir le lait, recueillait cette crème précieuse, qu'elle déposait soigneusement au réfrigérateur, et qui devait servir à préparer les galettes du dimanche.

[…]

retour accueil
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;Extrait de “Mme Sibo”[…]Et pourtant, c'était là, comme sur le quai d'une gare, qu'elle m'attendait, lorsque l'été venu, j'allais lui livrer les glaçons sortis de notre réfrigérateur. Le soleil était de plomb. Une sorte de torpeur douce pesait sur la ville. Je descendais les escaliers, ouverts sur l'extérieur, le seau de glace à la main. Les rayons du soleil venaient s'étaler avec mollesse sur des pans de murs entiers. Tout semblait dormir. Tout semblait me préparer à cette rencontre que rien ne viendrait perturber. Madame Sibo était déjà là. Du haut des marches, je pouvais apercevoir ses pantoufles rouges ou bleues, à petits talons, au travers de la porte entrouverte qui laissait pénétrer le flot de lumière qui allait bientôt envahir toute la pièce. En entendant mes pas elle s'avançait doucement, s'appuyant sur sa canne, souriante, égale à elle-même, enveloppée dans une sorte de robe de chambre en soie aux motifs brique et noirs. Elle devait avoir plus de soixante ans. Coquette, toujours bien coiffée, parfumée à l'eau de Cologne ou la violette, ses yeux ressemblaient à deux billes marron clair, noyés dans un blanc d'œil intense, au milieu de ce visage bien fardé couvert d'une poudre épaisse. Avec ses lèvres bien marquées par la densité du rouge et ses cheveux laqués, tirés en chignon protégé par un filet noir, tout faisait d'elle une sorte de poupée de cire flétrie par les années et qui cherchait, pétillante de gaieté, àmasquer les affres du temps.

[…]
retour accueil
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;Extrait de “Otage”[…]Est-ce la traversée du désert, est-ce la traversée du désir , est-ce un long week-end à Zuydcoote ou est-ce l'ennui ? Paroles ! En attendant la fin de la nuit, la voie royale, l'espoir, une vie, croisade sans croix, entre le zéro et l'infini, j'attends que le soleil se lève aussi, j'attends la lumière d'août, un certain sourire sous le regard des étoiles, loin de la peste, de l'imposture, loin de l'étranger vipère au poing, loin de la machine infernale. On a dit que le facteur sonne toujours deux fois. N'a t-il sonné que pour me dire l'otage que je suis de l'ignorance, des mains sales ! Onze minutes ce n'est pas de trop pour comprendre dans la lumière qui s'éteint combien le bonheur est fragile quand sonne la vingt cinquième heure de l'exilé et qu'un homme se penche sur son journal au milieu de la tourmente et brise sans remords le portrait de Dorian Gray.

[…]
retour accueil
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;Extrait de “Ils pavoisent”Ils pavoisent sur les bords de mer en Floride, au nom de l'Insouciance coupable, Ils pavoisent dans des chemisiers de soie rare dont ils parent le corps fébrile de leurs esprits vicieux et leurs amours négociées, ils pavoisent dans le lit d'amants arrachés à la mémoire d'un père solitaire et meurtri, ils pavoisent à bord d'un avion affrété au seul transport d'un perroquet en cage, ils pavoisent dans des caves à vin, où s'entassent avec une fierté insolente de nobles bouteilles marquées du sceau de la fraude en guise d'appellation contrôlée, ils pavoisent sur un champ de bataille déserté où un petit officier à la retraite, nostalgique, se nourrit du mythe de la guerre pour se construire enfin une image de héros titubant,

[…]

retour accueil
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/881f46d74837d754bbaf311720e42bd128340660c37a8c720e9843c4a717d4ba/bandenoire2.gif" data-mid="186165" border="0" /&#62;Extrait de “Des mots et des notes”Là-bas quand tu seras entre ciel, terre et mer, peu importe le temps qu'il fera, tu retrouveras la liberté des grands espaces verts. L'air que tu fendras, en courant, les bras ouverts, sur les étendues de sable, te laissera sur les joues enhardies le voile d'une caresse amicale. La pluie que tu prendras, en échappant au vent, posera sur ton ciré de pêcheur maladroit quelques perles venues d'Orient. Le soleil qui percera timidement son chemin dans les nuages de mouton, t'enverra un doux rayon de lumière, dans du papier parchemin.

[…]


&#60;img width="2300" height="374" width_o="2300" height_o="374" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/483872579ab7b56dc5ba5cf8b2b5f3c44f125bed4483d83627394e729242b724/Perspectives-logotype-PHK.png" data-mid="186168" border="0" /&#62;© Philippe Kandalaft - Perspectives 2016-2023</description>
		
		<excerpt>SYLLABES DÉCOUSUESSaisons d'oranger sur Tripoli   Préface Cher lecteur,Depuis le début de la guerre en 1975, le Liban ne finit pas d’être ballotté par les...</excerpt>

		<!--<wfw:commentRss></wfw:commentRss>-->

	</item>
		
		
	<item>
		<title>Raisins Brimés</title>
				
		<link>http://philippekandalaft.com/Raisins-Brimes</link>

		<comments></comments>

		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 18:23:10 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Philippe Kandalaft</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[]]></category>

		<guid isPermaLink="false">155571</guid>

		<description>&#60;img width="1349" height="693" width_o="1349" height_o="693" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/3502dfef2229b2bdcba025f02b3a8abbec2f54235d3ac3f6879d1e1939a0d030/LogoPHK2.png" data-mid="1387048" border="0" data-scale="20"/&#62;
RAISINS BRIMÉS


Gérard fuit le Liban en raison de la guerre civile et s'engage dans une carrière professionnelle nouvelle en Arabie Saoudite. Il côtoie très vite une société principalement fondée sur l'accession rapide à l'argent et au pouvoir.
A la suite de restructurations étranges il perd son poste. L'exil lui impose ainsi qu’à sa famille un mode de vie où les libertés sont brimées. Il ne se décide pourtant pas à partir. Il constate, à ses dépens, que le pouvoir de choisir est un luxe en acceptant une offre de travail dans un grand Groupe. Mais la guerre du Golfe en 1990 embrase la région. Il met alors le cap sur la France. 
Prologue
Ce livre n’aurait pas vu le jour sans mes deux enfants. D’abord Marc qui en a pris la direction éditoriale et ensuite Christèle qui a apporté son précieux conseil.


Si « Syllabes décousues », mon premier ouvrage, devait être l’expression d’une fracture, « Raisins brimés » en serait le récit, l’histoire. Un récit qui témoigne d’une somme d’expériences vécues dans un environnement chaque fois différent et qui mettent en exergue le&#38;nbsp; peu de pouvoir que nous avons sur l’avenir. Nous ne faisons pas toujours ce que nous voulons et la liberté de choix peut paraître un véritable luxe pour beaucoup d’entre nous.


Pourquoi nous arrêtons-nous derrière la ligne blanche ? Sortons-nous indemnes du harcèlement moral et du chômage? L’argent a-t-il le pouvoir de nous affranchir ? Justice et éthique sont-elles incompatibles avec le profit ? Le travail occupe t-il un espace important dans la vie de l’homme ?


Au-delà des questions plus universelles sur le temps et l’espace, la mort ou la vie, il y a bien un cheminement psychologique, une recherche de soi profondément identitaire sans doute qui dicte à l’écrivain sa démarche.


Mutations jaune-ocre, chorégraphies discordantes et pérégrinations donnent à cet ouvrage sa substance.
COMMANDER RAISINS BRIMÉS






&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/341cdf7dd719e2fc48a2d57f51e6a6692ed638b801eecd332914df65bcaccd15/bandenoire2.gif" data-mid="659932" border="0" /&#62;Diverses signatures — Paris, Tripoli, Beyrouth, Montréal.
&#60;img width="4032" height="3024" width_o="4032" height_o="3024" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ba3b93d9326688bff0a0c304d20625617442eefb5f301dae47c4d38ef640e6cf/IMG_4702-2.JPG" data-mid="1199613" border="0" /&#62;&#60;img width="4032" height="3024" width_o="4032" height_o="3024" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/d3c6360d7bfd19fc8b67c8f7c1804893e05277b0ccd6f5dd0604ca1aa8ac27f8/IMG_4703-2.JPG" data-mid="1199612" border="0" /&#62;&#60;img width="4032" height="3024" width_o="4032" height_o="3024" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/a201989e4743d3e01f64292f5ec9abfe98e052c88f95ff1f7f54deabbc7926a8/IMG_4717-2.JPG" data-mid="1199614" border="0" /&#62;&#60;img width="1000" height="750" width_o="1000" height_o="750" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/e7f64216c3b9a0ab6a39aedc9dacdcf1959f508fab901b23f02e415dd94f17b6/phk-tripoli.jpg" data-mid="1199615" border="0" /&#62;












&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/341cdf7dd719e2fc48a2d57f51e6a6692ed638b801eecd332914df65bcaccd15/bandenoire2.gif" data-mid="659932" border="0" /&#62;

Raisins Brimés : L’expatriation et les différences culturellesPar Bahjat Rizk – 2 février 2019
Le récit –témoignage de Philippe Kandalaft se déroule sur une période d’une trentaine d’années et se situe entre trois pays, le Liban, l’Arabie Saoudite et la France. Il relate en trois temps l’histoire personnelle et professionnelle de Gérard, professeur de lettres, contraint de s’expatrier dans la seconde moitié des années 70, en Arabie Saoudite, avec les débuts de la guerre civile au Liban. Déjà la couverture, résume visuellement l’ouvrage : la mer à perte de vue, au-delà des rochers, derrière une grille symétrique et sobre, cadenassée. L’auteur explicite dans son prologue sa démarche&#38;nbsp;:&#38;nbsp;«&#38;nbsp;un récit qui témoigne d’une somme d’expériences vécues dans un environnement chaque fois différent et qui mettent en exergue le peu de pouvoir que nous avons sur l’avenir&#38;nbsp;».


Ce témoignage se lit à plusieurs niveaux. Tout d’abord au niveau des faits accomplis qui jalonnent la vie de Gérard et qu’il partage, avec des milliers d’individus dont la vie est bouleversée par la guerre du Liban et puis la guerre du Golfe qui ravage le Proche Orient. Mais surtout ce témoignage décrit, les difficultés de l’interculturalité et de s’adapter à de nouvelles cultures, même si elles ne sont pas totalement étrangères.


La difficulté provient du fait que la culture est familière dans certains de ses aspects et hostile voire menaçante dans certains autres. C’est cette ambivalence qui, d’un côté donne accès et d’autre part produit des résistances plus fortes et des difficultés à se positionner. Gérard relève à juste titre que pour un occidental, le monde arabe demeure un espace d’expatriment total et qu’il l’envisage comme une parenthèse, une période limitée avec la perspective un jour, de tirer un trait définitif et revenir à son pays d’origine. Alors que le Libanais se situant structurellement entre deux cultures, se sent à la fois chez lui et dépaysé voire discriminé. Et ce qui apparaît comme un atout au départ, une valeur ajoutée se transforme avec le temps en une difficulté de compromis ou du moins de compréhension.


Le Libanais est dans sa nature un médiateur culturel et commercial, ce qui lui facilite la position d’intermédiaire mais lui nie à l’étranger, le statut d’interlocuteur. Il ne peut jamais se fondre totalement dans la culture du pays d’accueil à laquelle pourtant il a eu une facilité au départ à s’identifier jusqu’à une certaine limite. Sans faire de digression ou de comparaison excessive, nous pouvons l’observer dans l’actualité aujourd’hui avec le cas de Carlos Ghosn au Japon. Ceci se vérifiera concernant Gérard tant dans son expérience saoudienne que dans son expérience française, alors qu’il maîtrise les deux langues, l’arabe et le français et qu’il connaît au moins théoriquement, les usages et les mœurs des deux sociétés.


Gérard est chrétien oriental, Franco-Libanais (détenant les deux nationalités, par sa naissance et non naturalisé) et ayant vécu au Liban et spécifiquement à Tripoli, deuxième ville du pays, de tradition arabe et à majorité sunnite mais ouverte, avec une présence active des minorités chrétiennes, tant au niveau de l’éducation qu’au niveau socio-culturel. La guerre civile va déjà entrainer, une modification du tissu social tripolitain, un repli identitaire et un déplacement de population à l’intérieur des quartiers de la ville voire du pays. Gérard se situe donc au départ entre deux cultures, celle de l’Orient arabe et patriarcal, basée sur la tradition communautaire et familiale et celle de l’Occident francophone et démocratique, basée sur les droits de l’homme et la valeur individuelle. Avec un risque de détournement dans les deux systèmes.


Par ailleurs, Gérard passe du monde de l’enseignement réputé plus vocationnel, au monde de l’entreprise plus intéressé par sa nature et sa finalité même s’il y occupe un poste de directeur des ressources humaines. Toutefois Gérard reste animé par la même conscience de sa responsabilité vis-à-vis des autres et ses impératifs de justice et d’éthique. « S’il avait pris plaisir à ce qu’il avait fait c’était bien parce que de prime abord, indépendamment de l’activité ou du poste occupé, la nature humaine et la réussite l’intéressaient&#38;nbsp;; la réussite qui découlait de sa volonté de bien conduire la mission qui lui était confiée parce qu’il se sentait en quelque sorte, responsable du destin des autres.&#38;nbsp;»


Ce n’est pas un hasard donc, qu’il se trouve confronté au système qui le licencie de façon abusive alors qu’il plaide, au-delà de son cas personnel, pour une cohésion collective. Outre le fait de se situer entre deux cultures, Gérard porte un idéal d’équité et de rationalité qui se trouve fracassé, par la brutalité des faits. Il y a une continuité dans son parcours qui relève, de l’éducation qu’on lui a inculquée et qui a été renforcée par son caractère propre et ses choix à la fois idéalistes et pragmatiques, transmis et partagés par son épouse Carole et ses enfants. On saisit le décalage entre le monde que Gérard a voulu construire et celui plus violent et vénal de la réalité.


Ce livre est une étude minutieuse d’un parcours individuel qui rejoint un destin collectif et surtout traduit, les difficultés de se situer par rapport à deux tensions culturelles quasiment opposées. Par ses qualités d’observation, il restitue une époque, une expérience et surtout un cheminement. Gérard refuse le rapport de force dans le monde du travail, tient à sa liberté voire son libre arbitre mais doit assurer son quotidien et du coup négocie sa survie économique. «&#38;nbsp;Les choix qu’il avait faits avaient été toujours dictés par la raison, la sagesse, la raison d’être. Les considérations économiques avaient été probablement le moteur principal&#38;nbsp;».


Gérard n’effectue pas une révolte frontale mais résiste de l’intérieur dans le cadre de la rationalité et de la Loi. Il désire préserver sa cellule familiale, tout en conservant ses principes et sa richesse intellectuelle. Il fait partie de la classe moyenne libanaise éduquée et instruite, qui s’est retrouvée à cause de l’éclatement de son cadre de vie, livrée à elle-même, obligée à l’expatriation qui se révélera douloureuse tant en Orient qu’en Occident. Malgré ses capacités d’adaptation, cette classe sacrifiée ne veut pas se brader et elle n’est plus nulle part chez elle, même dans son propre pays.

Ce ne sont pas les raisins de la colère mais les raisins brimés. Le terme désignant les vexations et les humiliations et l’adjectif apparu en 1838 signifiant « marqué de taches&#38;nbsp;» (en parlant justement des raisins), la brime désignant le coup de givre qui flétrit les fruits, un croisement dialectal de brume et de frimas. La langue est fluide, fine, classique. L’ouvrage fait voyager et se définit comme un témoignage.


Ce n’est que dans les trente dernières pages (chapitre 6 page 178) quand Gérard est au chômage qu’intervient le projet d’écriture, « Pourquoi n’écrivait-il pas&#38;nbsp;?&#38;nbsp;». Devant l’impasse désormais existentielle, dans laquelle il se retrouve, Gérard décide de passer à l’acte d’écriture qui lui permet de reprendre son destin en main. On assiste alors à une introspection plus risquée. Face à Raymonde qui lui suggère que «&#38;nbsp;cette évocation du passé vient incontestablement du désir secret de se reconstituer l’univers d’antan, celui-là même au milieu duquel on a grandi&#38;nbsp;» Gérard répond&#38;nbsp;que&#38;nbsp;«&#38;nbsp;l’évocation du passé pouvait également cacher une angoisse profonde ou s’avérer un refuge temporaire à l’image des paradis artificiels dans lesquels s’enferment les individus, à la recherche d’un monde virtuel meilleur&#38;nbsp;».


Toute la richesse cachée qui finalement se révèle, réside dans cette complexité de l’écriture de Philippe Kandalaft : écriture dénonciation, écriture résistance, écriture paradis perdu, écriture refuge, écriture –rédemption…


« Pourquoi, nous arrêtons-nous derrière la ligne blanche&#38;nbsp;?&#38;nbsp;» dit l’auteur dans son prologue pour revenir à l’interrogation de départ. Pour se libérer et reconquérir son exil intérieur, dans Raisins Brimés, Philippe Kandalaft ne s’est plus arrêté devant la page blanche.




&#60;img width="2300" height="374" width_o="2300" height_o="374" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/90a81b93bc33218ad316d26fd269799201ce7efd6e05e17d8e9b4ebb3ac3b53f/Perspectives-logotype-PHK.png" data-mid="186150" border="0" /&#62;
© Philippe Kandalaft - Perspectives 2016-2018</description>
		
		<excerpt>RAISINS BRIMÉS   Gérard fuit le Liban en raison de la guerre civile et s'engage dans une carrière professionnelle nouvelle en Arabie Saoudite. Il côtoie très...</excerpt>

		<!--<wfw:commentRss></wfw:commentRss>-->

	</item>
		
		
	<item>
		<title>Syllabes décousues</title>
				
		<link>http://philippekandalaft.com/Syllabes-decousues</link>

		<comments></comments>

		<pubDate>Tue, 14 Mar 2017 15:53:11 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Philippe Kandalaft</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[]]></category>

		<guid isPermaLink="false">155505</guid>

		<description>&#60;img width="2000" height="693" width_o="2000" height_o="693" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/714bd808f75bd5f33f9fa2af92b5c177a1233ed7199468dfb42882fa12d45d93/LogoPHK.png" data-mid="1387044" border="0" data-scale="28"/&#62;
SYLLABES DÉCOUSUESSaisons d'oranger sur TripoliLe premier ouvrage de Philippe Kandalaft
Avec pour toiles de fond la guerre du Liban et son bureau de travail à Paris, échoué quelque part dans le désert, il raconte une part de son passé dans un pays coupable, à ses yeux, de l’avoir poussé loin de ses terres. Mais dans ce désert qui par ailleurs le fascine, il est rattrapé par le présent, un présent cruel et amer qui lui ouvre la voie de la révolte. Avant qu’il ne retrouve le chemin de l’espoir dans l’évocation simple de la vie à laquelle il s’accroche, de ses charmes discrets qu’il faut apprendre à voir, et du combat incessant qu’il faut livrer à la laideur.L’occasion pour lui de se remémorer ces heures personnelles et désormais lointaines de sa ville natale, Tripoli, de ressusciter quelques-uns des thèmes les plus étroitement liés à notre existence et de dénoncer la souffrance au travail.

&#60;img width="900" height="125" width_o="900" height_o="125" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/23af08fce4557239575961c4ee669a2fbe0afe8a1ee9b1e19ae1c910bda20c8c/extraits-phk_900_ici.png" data-mid="186006" border="0" /&#62;

COMMANDER SYLLABES DÉCOUSUES


&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ea3e544db0d9fb6cf288216abab9c3f0292e95f18728a29c447a6c9283575304/bandenoire2.gif" data-mid="186001" border="0" /&#62;Diverses signatures — Paris, Tripoli, Beyrouth, Montréal.
&#60;img width="4032" height="3024" width_o="4032" height_o="3024" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/5646514349132af432431f2016fb12aaf425fc305cd0c3259ab8426494d2e45a/IMG_4703-2.JPG" data-mid="1199601" border="0" /&#62;&#60;img width="4032" height="3024" width_o="4032" height_o="3024" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/a2071e16a505f5dc08235767838f5f6612f6e966fa1ad8be496feee55bc8d1bb/IMG_4702-2.JPG" data-mid="1199600" border="0" /&#62;&#60;img width="4032" height="3024" width_o="4032" height_o="3024" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/30422d04f3e3b3a0f1af5b59dc42b20e15653fe85ab5667bc179609aa43823d7/IMG_4717-2.JPG" data-mid="1199602" border="0" /&#62;&#60;img width="1000" height="750" width_o="1000" height_o="750" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/559c7742c44342f6310ae051e0a1d9ce1e39074f9e0058c7e73c2edf873b5cc6/phk-tripoli.jpg" data-mid="1199611" border="0" /&#62;
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ea3e544db0d9fb6cf288216abab9c3f0292e95f18728a29c447a6c9283575304/bandenoire2.gif" data-mid="186001" border="0" /&#62;Saisons d’orangers sur Tripoli,
ou le lyrisme d’une mémoire transfiguréeArticle paru dans l’Orient Le Jour, le 21 décembre 2005
Un premier livre en littérature est toujours un acte d’amour. Un cri d’amour. Souvent d’amour déçu. Avec son cortège d’amertume, de révolte, d’amères désillusions, d’espoirs avoués ou camouflés. D’aveux en confidences, de phrases sibyllines en rimes perdues, de narration descriptive en réflexion méditative, se profilent, en «syllabes décousues», les pages d’une vie, brusquement, dûment, remplies et qu’on essaye en vain de remodeler selon les images qui ont hanté cette même vie au tracé marqué au fusain, à la sanguine ou en estampe vaporeuse. Demeure donc ce murmure irrépressible contre le temps qui fuit et les rêves qui s’effilochent. Avec la ferme détermination de ne jamais se laisser faire ou de baisser benoîtement les bras. Tout aussi bien que le plaisir et le réconfort de s’abandonner aux souvenirs des jours lumineux et des moments de plénitude, authentique stock énergétique pour affronter l’adversité.Philippe Kandalaft, à l’âge mûr, décide de se lancer dans la bataille des mots et entreprend de bâiller la porte de la littérature. Un premier ouvrage, Syllabes décousues, paru aux éditions Dar an-Nahar, avec un titre clairement révélateur du projet entrepris silencieusement et presque en secret, jette la lumière sur un passé dominé par la guerre mais aussi par les joies innocentes d’une enfance baignée par les parfums enivrants des orangeraies en fleurs...Originaire du Liban-Nord, plus précisément de Tripoli, Philippe Kandalaft, ancien enseignant reconverti dans la gestion des entreprises, signe là son premier opus. Un opus où transparaît, en toute évidence, la délectation jubilatoire de l’amour des mots et le sens de la formule. Un livre qui n’est ni poésie, ni essai, ni roman. Mais peut-être tout à la fois, avec la présence d’une « voix » intérieure aux intonations françaises à la fois puristes et élégantes, digne héritage d’un studieux écolier formé aux établissements des missionnaires français des frères Jean-Baptiste de la Salle et détenteur, par la suite, d’un diplôme de lettres de la Sorbonne.Poésie libre avec une musicalité, une cadence, un rythme particulier pour évoquer les palmiers du désert : voilà le décor planté et le ton donné pour couvrir le parcours de 282 pages où passé, futur et présent fusionnent, s’annihilent, s’imbriquent et se chevauchent.Avec la naïveté d’un premier écrit, de ses maladresses et de ses orgues ronflants, Philippe Kandalaft, avec émotion, sensibilité et une sagesse parfois bien sentencieuse, brosse le portrait d’un parcours le menant des rives odoriférantes de Tripoli (à l’époque la capitale du Nord n’était alors qu’un immense verger et pas encore rongée par la construction et le béton sauvages !) aux sables d’un désert qui le fascine dans sa solitude et l’infini de ses vagues lisses et dorées…Innombrables images fignolées avec dévotion et zèle, se rattachant au passé, avec le fracas de la guerre du Liban et, plus loin dans le temps, le charme tout en douceur de «ce grand théâtre qu’est la vie» que l’auteur, inlassablement, sonde et interroge.Marqué d’un certain romantisme, habité d’une sourde colère contre la souffrance au travail et les déboires de l’humanité, ce livre «poétique» (déjà de par le choix même de l’expression) accuse chez l’auteur une sensibilité d’écorché vif et la quête d’une inspiration lyrique, loin de tout imaginaire, au plus profond du vécu.Edgar DavidianCritique littéraire

&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ea3e544db0d9fb6cf288216abab9c3f0292e95f18728a29c447a6c9283575304/bandenoire2.gif" data-mid="186001" border="0" /&#62;

Présentation de « Syllabes décousues&#38;nbsp;»par Joseph Halout - professeur de lettres à l'Université St. Joseph -à la Rabita al Sakafieh, Tripoli.
Mr. le ministre,
Mesdames et messieurs,
Mes chers amis,

Quand Philippe m'a demandé de présenter son premier livre « Syllabes décousues… Saisons d'oranger sur Tripoli  » j'ai éprouvé un sentiment de fierté et d'inquiétude : avoir été choisi par l'un de mes anciens élèves, devenu ensuite un ami personnel et familial, quelle marque de confiance, quelle distinction plus insigne&#38;nbsp;? Mais aussi quelle tâche plus délicate&#38;nbsp;! Je sais le nombre d'heures et les multiples efforts dépensés au travail pour donner naissance à son premier essai qui est à coup sûr un chef d'oeuvre littéraire. Mais je sais aussi que toute présentation, quelque fidèle qu'elle soit, est un appauvrissement et, à la limite, une déformation de cette oeuvre. Je ne prétends pas dans ces quelques lignes vous livrer les secrets qui font le charme de ce livre, je me contenterai de répondre à quelques questions simples&#38;nbsp;:

&#38;nbsp; &#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;Quelle est la nature de ce livre&#38;nbsp;?&#38;nbsp; &#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;Quels sont ses thèmes&#38;nbsp;?&#38;nbsp; &#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;&#38;nbsp;Quel apport nouveau offre t-il aux lecteurs&#38;nbsp;?

« Syllabes décousues » est avant tout et surtout un livre autobiographique. Au fil des pages, nous découvrons Philippe enfant, adolescent, adulte, avec des détails précis sur ses origines et sa ville natale où se sont déroulées ses années d'enfance et de première jeunesse. Son grand-père monsieur Ghattas Kandalaft était directeur de l'école grecque orthodoxe de théologie à Balamand. Son père, Alexandre, un commerçant libanais de renom, tenait un commerce dans la rue Azmi. Sa mère madame Geneviève Calemard de Récuyer, est une française qui arrive avec son mari en 1940 au Liban.

Dans la suite, Philippe ne s'abandonne pas aux confidences. Les détails de sa vie sont peu nombreux. Il est pudique, distant, insaisissable. Il mène une vie des plus ordinaires. Il fait ses études au collège des Frères des écoles chrétiennes, situé à Zéhrieh, et considéré, à cette époque, comme le meilleur collège du Liban Nord, et l'un des meilleurs de tout le Liban. Ses goûts ne sont pas difficiles à satisfaire : il assiste ou participe aux jeux du collège, invente, avec ses frères ou ses camarades, ses propres jeux, accompagne ses parents à la messe de minuit de Noël, à la kermesse des Soeurs de charité, lieu de ses premières sylphides, fait des sorties avec eux durant les jours de vacances à la plage St Raymond ou au couvent de Nourrie, et ne manque pas de temps à autre de se glisser avec sa mère&#38;nbsp;, dans des visites à ses amies où il déguste les biscuits et les gâteaux qu'on leur offrait. Bref, une enfance simple, des plaisirs innocents et simples avec des parents dont l'unique ambition consistait à assurer à leurs enfants une instruction solide et une bonne éducation.

Ces souvenirs d'enfance apparemment ordinaires et presque communs se déroulent dans une ville, Tripoli, dans un quartier, rue Azmi, dans un appartement qui constituent tout l'univers de Philippe. Avec beaucoup d'adresse, il évite de tomber dans la banalité d'une description systématique de la ville. Il ne parle que de son univers à lui, des lieux qu'il fréquente. Mais alors avec quelle précision il retrace son itinéraire de la rue Azmi au collège des Frères ! Il ne néglige aucun détail ou presque&#38;nbsp;: les noms ou les enseignes des magasins, leurs propriétaires, leurs marchandises, un mot échangé en passant avec les uns, des complicités innocentes avec d'autres. Quel monde familier, accueillant, où tout le monde connaît tout le monde, où les grands font confiance aux petits et sont traités de même.

Certains lieux se détachent par leur importance et jouissent d'une place particulière dans le livre. Le « Café d'en haut&#38;nbsp;», lieu de rencontres de familles en quête de fraîcheur et de distraction où l'on sert le café, le narguilé... où surtout l'on assiste aux films de cinéma projetés en plein air durant les jours d'été. Deux librairies de cette époque sont particulièrement privilégiées&#38;nbsp;: la librairie «&#38;nbsp;Select&#38;nbsp;» de monsieur Keyrouz aux yeux verts et à la voix toujours basse. La librairie de la rue des Eglises, devenue lieu de discussions culturelles, pédagogiques et syndicales.

Du collèges des Frères il présente l'entrée, Jamil le gardien des lieux, le corridor menant à la cour, la cour avec ses platanes et ses châtaigner géants, la bonbonnerie de Michel, frère Cyril avec sa barbe blanche et son visage toujours souriant, l'économat du frère Nicolas, le réfectoire du frère Victor, la sacristie du frère Augustin à laquelle il consacre un texte, le frère Edouard, et surtout le théâtre qu'il appelle le théâtre de la rue des Eglises, lieu d'activités artistiques diverses, mais aussi lieu dont l'obscurité, la fraîcheur et l'odeur du cuir augmentaient la crainte qui saisissait les élèves lors de la remise de leurs résultats d'examen.

Ajoutez à ces monuments et à ces souvenirs la peinture de certaines moeurs scolaires, sociales, de certaines traditions religieuses : le tambourin de Ramadan appelant les fidèles à la prière et au jeûne, la messe de minuit et les visites des églises les jeudis saints, et vous aurez une idée sur cette atmosphère de tolérance, de bonne entente et de fraternité où baignait notre ville de tripoli dans les années qui ont précédé la guerre de 1975 dont le souvenir obscurcit cette toile et introduit une note d'angoisse sur tout le pays. Philippe quitte la ville et n'y rentre que pour passer ses vacances de temps à autre.Souvenirs d'enfant, vécus dans un milieu agréable et familier obscurci par les événements de 1975, est-ce là tout l'intérêt du livre ?

La guerre du Liban est à l'origine du drame de Philippe. Projeté loin de ses parents, loin de ses amis, loin de son pays, loin de son métier, il se réveille soudain au milieu de la tourmente dont il ne contrôle plus la démence, incompris, maltraité... déraciné. Nous le retrouvons à Paris, au fond de son bureau, réduit au silence et à la solitude la plus totale. Seul, comment peut-il tenir tête à cette conjuration d'individus que les intérêts ont déshumanisés ? Comment peut-il céder à leurs brutalités&#38;nbsp;?

Subitement il trouve la solution. Au milieu de sa détresse la plus profonde, il réalise que ses armes les plus efficaces sont la mémoire et l'imagination. La mémoire est une mine de richesse exceptionnelle. Elle lui fournit des souvenirs du passé, le relie avec des êtres chers, avec des amis, « l'absence est parfois nourrie de présence&#38;nbsp;» se dit-il, «&#38;nbsp;la mémoire rétablit le lien... avec l'autre&#38;nbsp;», Saint Exupéry a raison «&#38;nbsp;le seul luxe véritable c'est celui des relations humaines&#38;nbsp;».

Son imagination elle aussi est une source inépuisable de réflexions. Elle lui offre la possibilité de se draper derrière une carapace que les flèches de la méchanceté de ses détracteurs ne peuvent atteindre. Et derrière ces remparts qu'il construit, il se livre aux méditations, s'interroge sur le sens de la condition humaine, sur l'amitié, le bonheur, l'amour, la solidarité, la guerre, le sens de l'action des hommes. Qu'est ce que la justice ? «&#38;nbsp;Fenêtre sur cour&#38;nbsp;» fournit une réponse particulièrement pessimiste. La fin est une obscurité totale, «&#38;nbsp;la mèche se noie&#38;nbsp;»&#38;nbsp;dit-il,&#38;nbsp;«&#38;nbsp;la lueur s'essouffle, s'estompe, la bougie n'éclaire plus, le noir de l'intérieur rejoint celui de l'extérieur&#38;nbsp;».

« Bagatelle&#38;nbsp;» est une interrogation angoissée et angoissante sur la liberté. «&#38;nbsp;Liberté quel est ton nom&#38;nbsp;?&#38;nbsp;» revient comme un refrain à la fin de chaque passage. Il constate avec amertume&#38;nbsp;: «&#38;nbsp;il y a longtemps, hélas, qu'&#38;nbsp;'elle est au placard...enchaînée par le mensonge et la désinformation délibérée&#38;nbsp;, le cynisme et la perversion, l'insolence et l'arrogance du pouvoir, l'absence permanente d'interlocuteurs et d'éthique, la diffamation, la discrimination, la dégradation du travail, l'indifférence coupable et immorale, l'inconscience abjecte, le harcèlement et la souffrance, la menace omniprésente et lâche...&#38;nbsp;». Peut-on trouver une diatribe plus virulente contre ces brutes qui l'ont enfermé&#38;nbsp;«&#38;nbsp;comme un animal qu'on a lâché dans la cage d'un zoo vide... et qui tourne en rond dans une arène déserte&#38;nbsp;»&#38;nbsp;?

A partir de « Bagatelle&#38;nbsp;», le troisième texte de son livre, les souvenirs se précipitent, se bousculent, surgissent du fond de son être comme une source du flanc d'une montagne, claire, fraîche, vivifiante, toujours nouvelle. Le poète se laisse envahir par ces vagues déferlantes que remue la mémoire, s'y abandonne, s'y grise... et finit par se laisser prendre à son propre jeu. Ni le passé, ni le présent ne peuvent le mettre à l'abri du temps, ennemi de l'homme. Il a beau essayer de le fixer dans l'instant, il lui échappe, il fuit, il emporte tout sur son passage, et ne laisse derrière lui que l'usure et la mort.

Souvenirs rieurs ou tristes, gais ou sombres, soumis ou révoltés, ils se présentent au gré de la mémoire et alternent selon les caprices du rêve, à l'image de la vie elle-même. Quel vertige ! Quel gouffre&#38;nbsp;! La mort de ses amis de classe, Charles, Moustapha, la guerre qui démolit tout sur son passage, secoue le Liban et risque de le détruire, lui arrache des cris de révolte contre la stupidité des libanais« Le Liban que je haisa foudroyé notre passé.Nos souvenirs peinent à mourir,nostalgie d'un temps qu'ils nous ont pris »

Mais au fond de cet abîme, le rêve, ce prodige de l'imagination, s'insurge contre ces souvenirs tristes et se blottit dans le parfum d'une jeune fille, dans son manteau jaune, dans une mèche de cheveux, dans un geste, dans un regard, un appel. Poèmes d'amour, chants d'amour, innocents, purs, pudiques, discrets, enveloppés de toute la grâce de la jeunesse et de ses accents les plus sincères.

Cette oscillation entre l'ombre et la lumière n'est pas une vision manichéenne, mais c'est la sensibilité d'un poète dont les cordes vibrent au moindre souffle de vent. Ses persécuteurs ont beau être forts, ils peuvent le harceler, la faire souffrir, ils resteront incapables de briser les liens qu'il établit avec l'Autre ou de lui faire peur. Il est le chêne et non le roseau. L'action constitue une loi de sa vie, la loi de sa vie.

Voilà pourquoi Philippe se plaît tant à l'art qui ne peut être que le fruit de l'action et du travail. Une création des plus originales. Il y déploie tous les talents d'un écrivain : portraits, silhouettes, gestes, descriptions, qui trahissent une observation d'artiste pleine de détails les plus précis, les plus menus, les plus variés et d'un réalisme rare. Est-ce de la prose&#38;nbsp;? Est-ce de la poésie&#38;nbsp;? Qu'importe. Ces questions suscitent une polémique qui ne se terminera jamais. Tous les textes sont traversés d'un courant de poésie indéniable. Certains sont de véritables poèmes. Alors quelle ivresse des sens&#38;nbsp;! Quel mélange de parfums, de sons, mais aussi des rythmes variés, tantôt courts, tantôt longs, en harmonie avec les pulsions du coeur et berçant les lecteurs d'un mouvement doux ou le secouant avec violence selon les thèmes, et créant ce frisson, dont seule la poésie est capable.

Mémoires d'une âme localisées dans une ville, drame d'un coeur oppressé par l'injustice humaine, avide de liberté, vibrant devant les beautés, habileté d'un artiste caressant les thèmes de la littérature avec un style personnel qui fait toute son originalité, voilà en quelques mots le contenu de « Syllabes décousues&#38;nbsp;». Par la richesse de son style, la variété de ses thèmes, la profondeur de sa réflexion, Philippe Kandalaft se fera sa place comme l'un des auteurs francophones les plus attachants du Liban, au début du siècle.Toute présentation d'un livre est un appauvrissement, ai-je dit au début.Pour le découvrir et le déguster, je vous invite à le lire.Joseph HaloutAl Rabita al Sakafieh, Tripoli le 26. 11. 2005.

&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ea3e544db0d9fb6cf288216abab9c3f0292e95f18728a29c447a6c9283575304/bandenoire2.gif" data-mid="186001" border="0" /&#62;

Cher Monsieur Kandalaft,

Je ne saurais en quelques lignes vous exprimer mon sentiment en me promenant avec vous, au hasard des syllabes décousues, en me plongeant dans la magie d’une enfance parfumée de petits et de grands bonheurs, en  rejouant aux billes sur le tapis d’un temps révolu et refoulé au fond de nos yeux et de notre cœur. Un temps qui s’entête à nous habiter, qui nous balance entre rêves et réalité.  Vos syllabes décousues racontent  mon histoire et l’histoire de toute une génération heureuse dont la vie  a soudain chaviré dans le chaos et le déchirement ; vos syllabes  reconstruisent, en silence, un logis détruit, elles retissent une mémoire  décousue, elles effacent des peines profondes, elles ravivent un parfum oublié, elles redonnent voix à chacun de nous.

Merci de nous avoir offert ce bonheur, ce cadeau.
La photo de la page de couverture est magnifique : la petite ruelle d’un vieux souk. Une échoppe fermée, en face, une échoppe ouverte sur l’obscurité et le vide, et une table et deux chaise vides,  attendant un retour impossible, par ce que le départ est définitif, et la blessure, toujours vive...
      
Je ne me lasse pas de lire et de relire, avec enchantement, vos syllabes décousues.
A très bientôt j’espère.

Thérèse El Hachem Tarabay
&#60;img width="1500" height="10" width_o="1500" height_o="10" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ea3e544db0d9fb6cf288216abab9c3f0292e95f18728a29c447a6c9283575304/bandenoire2.gif" data-mid="186001" border="0" /&#62;
L'écriture libère et parfois transcende celui qui tient la plume ; comme une petite musique elle vient s'insérer pour emplir l'espace émotionnel du lecteur, comme une part nouvelle de lui même dont la lecture et la compréhension n'appartiennent déjà plus à l'auteur. Telles sont tes Syllabes décousues, autant de notes de pluies musicales comme un concert imaginaire et construit pour l'ouverture et le partage. Pour que de Tripoli à Paris nos encres et nos mines restent à l'unisson de notre amitié au-delà de l'espace et du temps.
Feu Gilles A Manesme, le 9 janvier 2010


&#60;img width="2300" height="374" width_o="2300" height_o="374" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/d0663a60598a1b924ae84f5fa20d40ee8baaa271c0a1267fd3f181d4997a96b0/Perspectives-logotype-PHK.png" data-mid="186004" border="0" /&#62;© Philippe Kandalaft - Perspectives 2016-2023</description>
		
		<excerpt>SYLLABES DÉCOUSUESSaisons d'oranger sur TripoliLe premier ouvrage de Philippe Kandalaft Avec pour toiles de fond la guerre du Liban et son bureau de travail à...</excerpt>

		<!--<wfw:commentRss></wfw:commentRss>-->

	</item>
		
		
	<item>
		<title>Home Page</title>
				
		<link>http://philippekandalaft.com/Home-Page</link>

		<comments></comments>

		<pubDate>Mon, 17 Aug 2015 23:34:03 +0000</pubDate>

		<dc:creator>Philippe Kandalaft</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[]]></category>

		<guid isPermaLink="false">155477</guid>

		<description>&#60;img width="1349" height="693" width_o="1349" height_o="693" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/099a789e04d7efbf18d9b311ddba3af4956c943a005cf3b45cac6f9269e23982/LogoPHK2.png" data-mid="1387049" border="0" data-scale="32"/&#62;

Philippe Kandalaft est un auteur français, né le 31 janvier 1950 à Tripoli (Liban), d’un père libanais et d’une mère française.Titulaire d'une maîtrise de Lettres de la Sorbonne Paris IV.
Il fait une carrière dans les Ressources Humaines et la Formation et occupe plusieurs postes de direction dans les pays du Golfe, au Moyen Orient et en France.
Auteur d'un premier ouvrage "Syllabes décousues" - paru en 2005 aux éditions Dar An Nahar à Beyrouth puis réédité en 2017 par Perspectives - il vit actuellement entre le Liban, Paris et Montréal.Son tout dernier s’intitule “Raisins Brimés”, paru fin 2016 aux éditions Perspectives à Montréal.


Biographie—Signature à Paris le 27 janvier 2019D’autres informations arriveront bientôt—Signature à Montréal le 28 octobre 2017—
Signature du 31 mars au Liban
dans le cadre du mois de la francophonie 2017

&#60;img width="1200" height="499" width_o="1200" height_o="499" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ba33fc7cdd538fb8f2a1134592c7567ffd667a07f984190cfe8364535ad04454/Portrait-de-Philippe-Kandalaft---Perspectives_6.jpg" data-mid="185979" border="0" /&#62;


Ouvrages
	&#60;img width="600" height="11" width_o="600" height_o="11" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/3f84241fc0c3a4f141506c1a2ae669d58e1cee87746eb3dd48b10608145cdbd5/bandenoire.png" data-mid="185977" border="0" /&#62;&#60;img width="2000" height="1308" width_o="2000" height_o="1308" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/ec20a1e05cf6531b4d8412a28ee08e5930aeb5618f13733f5e1bb45877e1879e/Raisins-Brimes-Couv-Photo_2000.jpg" data-mid="185984" border="0" /&#62;RAISINS
BRIMÉSTémoignage

En savoir plusCOMMANDER

	&#60;img width="600" height="11" width_o="600" height_o="11" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/3f84241fc0c3a4f141506c1a2ae669d58e1cee87746eb3dd48b10608145cdbd5/bandenoire.png" data-mid="185977" border="0" /&#62;&#60;img width="2000" height="1308" width_o="2000" height_o="1308" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/e6b8b3b6118bde1703ab4ae0f3559d399076a6c7dff91279719b2ae1a98c177c/Syllabes-Decousues-Couv-Photo_2000-1.jpg" data-mid="185985" border="0" /&#62;SYLLABES
DÉCOUSUESRecueilEn savoir plusCOMMANDER

&#60;img width="1000" height="2" width_o="1000" height_o="2" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/876f6db63a4e96202a0a0e17a1af94fc22cfbebb5572f1fc77a2b12793ca6776/Ligne.png" data-mid="185982" border="0" /&#62;


	Phk159 boulevard Bineau92200 Neuilly-sur-SeineFranceécrire à phk
	PerspectivesMaison d’édition

477 Saint-François-Xavier s. 208Vieux-MontréalCanada


&#60;img width="2300" height="374" width_o="2300" height_o="374" src_o="https://cortex.persona.co/t/original/i/04e6613c41347f836d9f23eb7f9398cdc71eb8688752740442b7f2060c708761/Perspectives-logotype-PHK.png" data-mid="185980" border="0" /&#62;Perspectives est une maison d'édition indépendante fondée par Marc Kandalaft en 2016 et située dans le Vieux-Montréal. Axée sur le monde des idées, sa volonté est de publier arts visuels, littérature, design et photographie, qui ont en perspective une dimension sociologique / philosophique.


© Philippe Kandalaft - Perspectives 2016-2023</description>
		
		<excerpt>Philippe Kandalaft est un auteur français, né le 31 janvier 1950 à Tripoli (Liban), d’un père libanais et d’une mère française.Titulaire d'une maîtrise...</excerpt>

		<!--<wfw:commentRss></wfw:commentRss>-->

	</item>
		
	</channel>
</rss>